Un homme d'affaires arrêté dans l'affaire Wang Lijun 

2012-03-19 23:47

 

 Le scandale politique impliquant les hauts responsables communistes de Chongqing continue de s'aggraver. Les policiers de Chongqing ont détenus un riche homme d'affaires qui prétend avoir des informations sur l'ancien chef de la police Wang Lijun.

 
Ce mercredi, Zhang Mingyu, un membre du congrès populaire de Chongqing, écrivait sur son micro-blog Weibo que les quatre fonctionnaires de Chongqing étaient effectivement dans son appartement à Pékin.
 
Le lendemain, selon le Wall Street Journal, Zhang Mingyu envoyait un texto à un de ses avocats pour lui faire savoir qu'il était de retour à Chongqing en raison d'une « urgence familiale ».
 
Plus tôt, Zhang Mingyu avait déjà blogué sur le suicide d'un fonctionnaire de Chongqing supposément relié à la mafia locale.
 
Il indiquait également qu'il publierait des informations au sujet de Wang Lijun et de ses liens avec le crime organisé.
 
Wang Lijun a déclenché une tempête politique après sa demande d'asile officieuse auprès du consulat américain, début février, suite à une brouille avec son ancien directeur, M. Bo Xilai, chef du parti communiste de Chongqing
 
Cette dispute aurait compromis, dit-on, la carrière politique de Bo Xilai qui visait une fonction, vers la fin de cette année, au plus haut niveau du corps central du parti communiste. 
 
Bo Xilai et Wang Lijun sont tous deux connus pour avoir mené une campagne de lutte anticorruption contre la criminalité à Chongqing. Cependant leurs méthodes peu orthodoxes semblent indiquer une odeur de corruption et d'illégalité.
 
En outre, la détention de Zhang alimente les hypothèses.
 
Plus particulièrement, Bo Xilai, membre du Politburo, le deuxième représentant le plus élevé dans la hiérarchie du parti communiste s'est absenté lors d'une importante réunion politique, ce jeudi.
 
Cette absence pourrait se révéler significative, vu la nature sensible des jeux de pouvoir au sein du parti communiste.
Pour ce qui est de la détention de Zhang Mingyu par les autorités de Chongqing, on en ignore la véritable raison.
 
Ce jeudi, le réseau NTD essayait de communiquer avec lui, via son numéro de portable publié sur son compte Weibo, mais ce fut en vain.