Fille de Gao Zhisheng : Quand mon père retrouve la liberté ? 

2012-06-15 16:55

 

[Journaliste, NTD] :
« Bienvenue Gege dans notre studio aujourd'hui et merci d'avoir accepté notre interview. Nous savons que votre famille a subi énormément de peines. Quelle était votre sentiment quand vous veniez d'arriver aux Etats-Unis ?»

[Geng Ge, Fille de Gao Zhisheng] :
« A la première seconde où j'ai mis les pieds sur le sol américain, je me suis dit : ce n'était pas facile. Nous avons dû nous fuir la Chine clandestinement. Toutes nos expériences étaient douloureuses. D'avoir eu une envie de liberté jusqu'à l'obtention de cette liberté, tout le parcours n'était pas sans peine. La deuxième idée venue à mon esprit était quand mon père pourrait aussi avoir cette liberté. »

[Journaliste, NTD] :
« Depuis que vous vivez aux Etats-Unis, quelles sont les aspects de la vie que vous ressentez les plus différents de ceux de la Chine ?»

[Geng Ge, Fille de Gao Zhisheng] :
« A vrai dire, je n'étais pas habituée. Quand on sortait en Chine, où l'on va on pouvait être très nombreux. Mais ici, on fait des choses seul. Même si la liberté, la chose la plus importante est obtenue, je n'étais pas habitué au fait que je ne suis plus suivie. J'avais l'impression que personne ne sait ce que je fais, et que tout ne regard que moi.  J'ai soudainement eu l'impression qu'après 16 ans de vie, j'ai enfin droit à l'intimité. Je me félicite donc de cet heureux changement.»

[Journaliste, NTD] :
« Quels étaient les défis auxquels vous avez dû faire face depuis que vous êtes aux US ?»

[Geng Ge, Fille de Gao Zhisheng] :
« La plus grosse difficulté que j'ai rencontrée quand je venais d'arriver aux US est que mon état d'esprit était très instable. Le gouvernement américain m'a tout de suite envoyé un psychologue avec qui j'ai beaucoup discuté. Mon sentiment général était que la vie était trop injuste. Quand je voyais des pères emmenant leurs filles dehors, je suis devenue très jalouse. Je me rappelle que je disais souvent à ma mère : maman, si tu me présentes des amis ayant un père, alors ne m'emmènes pas dehors, je préfère rester à la maison. Mon papa me manquait trop. J'ai été envoyée à l'hôpital ayant fait des bêtises. Mais petit à petit avec l'aide du psychologue, j'ai pu sortir de la dépression. Après, comme maman pensait que New York a trop de monde pouvant rappeler mes souvenirs ou me provoquer, elle a décidé que nous déménageons en Californie, dans une ville plus clame.

[Journaliste, NTD] :
« Pendant tout ce temps, y-a-t-il des gens qui vous ont porté du soutien et de l'aide ? »


[Geng Ge, Fille de Gao Zhisheng] :
« Bien sûr. Je suis très reconnaissante envers les pratiquants de Falun Gong. Ils nous ont vraiment beaucoup aidé ici, y compris le déménagement de New York en Californie. Il y a aussi des médias et le prête Fu qui apporte un soutien constant à notre famille. Je remercie donc beaucoup ces groupes et ces médias. Je m'excuse si j'omis de mentionner ici d'autres personnes nous ayant aidé. Vraiment un grand merci."