Le Premier ministre du Canada au Québec 

2012-06-26 21:47

 

Dans cette petite ville au sud de la ville de Québec, le Premier ministre Stephen Harper joue aux rondelles -un jeu similaire à celui des fers à cheval. C'était du succès à l'échec parmis les drapeux du Québec. Mais M. Harper espère que son discours - tout en français –  ciblera les Québécois.

Stephen Harper, accompagné de la moitié de son cabinet, n'avait rien de particulier à annoncer.

Mais la menace souverainiste semble se pointer de nouveau. Récemment, le Parti québécois remportait un siège important du bastion libéral, et la popularité de Jean Charest est à son plus bas dans la province

Selon le ministre fédéral de l'industrie, Christian Paradis, le leader conservateur aimerait coopérer avec le Québec.

[Christian Paradis, Ministre de l'industrie] :
«Nous sommes avec d'important ministres, d'importants portefeuilles. Nous, sommes ici pour  construire une nation ensemble. »

Paradis renchérit en affirmant que Stephen Harper  s'engage à travailler avec le Parti québecois.

[Luc Turgeon, Université d'Otawa] :
«S'il n'y avait pas cette menace de séparation, M. Harper serait moins intéressé. »

La semaine dernière le Premier ministre a pris un tournant inhabituel en recontrant en privé, Jean Charest, son homologue libéral au Québec et Brian Mulroney. Une tournure intéressante puisqu'il y a 5 ans M. Harper sevrait tout lien avec M. Mulroney suite à ses relations d'affaires avec le controversé  Karlheinz Schreiber.

[Luc Turgeon, Université d'Ottawa] :
« Il y a du désespoir dans l'air au sujet de la situation au Québec. Les sondages n'ont jamais été aussi bas. »

Les  politiques de Harper sur l'abolition du registre des armes à feu, les mesures entreprises pour contrer la criminalité – sa position sur l’environnement de l’exploitation des sables  bitumineux l'ont rendu impopulaire aux Québec -

[Passant] :
« Il aime faire bonne figure, nous donner adroitement un os à ronger, affirmant qu'il se soucie de nous quant en fait il n'en est rien. »


[Thomas Mulcair, chef néo-démocrate (NDP)] :
« Cette intervention de la 11ème heure est un peu tardive pour présenter de l'intérêt alors que nous sommes aussi confrontés à une autre menace. »


Si le Parti québecois remporte les suffrages, la  lutte de Stephen Harper pour l'unité nationale sera d'autant plus difficile, puisque son plus grand adversaire,  Thomas Mulcair, est le plus populaire fédéraliste au Québec, aujourd'hui .