« L’entreprise grandiose » de Wang Lijun 

2012-08-15 21:11

 

Avant que Wang Lijun ne soit devenu le Chef de la police de Chongqing, il a été le Chef de la police de Jinzhou. Pendant sa fonction, il a créé le Centre de Recherche psychologique de la Police de Jinzhou. Leur soi-disant recherche était axée sur l'injection de drogues mortelles, sur des condamnés à mort, afin d'étudier la transplantation d'organes. En l’espace de deux ans, il a réussi à effectuer plusieurs milliers d'essais de transplantations.

Pour satisfaire ces plusieurs milliers d'essais, il faudrait nécessairement plusieurs milliers de corps humains. Alors où Wang Lijun a-t’il pu se procurer tous ces corps en si peu de temps ?

Le 19 septembre 2006, Wang Lijun s'est vu décerné le "Prix de contribution à la conception chinoise". Dans son discours de remerciements, il a dit : "Quand une personne s'avance sur le terrain d'exécution et quand on voit sa vie se prolonger chez plusieurs autres personnes en l’espace de quelques minutes, qui ne peut être bouleversé ? C'est une entreprise grandiose ! "

Wang Lijun a publiquement avoué que les organes transplantés provenaient des condamnés à mort. Cependant, selon Amnesty International de 2000 à 2005, seuls 1616 personnes ont été exécutées en Chine. Si l'on ajoute encore les facteurs de la compatibilité sanguine et tissulaire, ainsi que l'heure et le lieu de l'exécution, le taux de l'utilité des organes des condamnés à mort ne dépasserait pas 25 à 30%.

De surcroît, si l'on demande la provenance des organes, que ce soit le Centre de Recherche de Wang Lijun, à Dalian, ou encore les 10 000 opérations de transplantations annuelles effectuées dans des hôpitaux et établissements différents de transplantations en Chine, tout le monde déclare que les organes proviennent des dons de volontaires, de condamnés à mort ou de cadavres non réclamés.

Or, quoiqu'on réfute, le nombre total des condamnés à mort et des dons ne correspondra pas au nombre considérable des transplantations effectuées. Selon le site officiel de la Transplantation d'Organes de Chine, en 2003, aucun chinois n’a voulu faire le don de ses organes après sa mort. Selon la statistique du professeur Chen Zonghua de l'Université de la Science et de la Technologie de Huazhong, seuls 130 dons ont été faits pendant la période de 2003 à 2009.

Lors des appels d'enquêtes téléphoniques des hôpitaux chinois, tels que l'hôpital 205 de Jinzhou par exemple, ils ont tous reconnu clairement que les organes provenaient des pratiquants de Falun Gong.

Avec le procès de Gu Kailai, plus de doutes et de vérités se trouveront sans doute submergés.

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