Wall Street « se vide de la Chine », les entreprises chinoises retournent chez elles 

2012-08-17 15:32

 

Durant ces toutes dernières années, de nombreuses entreprises chinoises faisaient la queue pour être cotées à Wall Street. Mais à présent, la tendance a bien changé. Ces sociétés chinoises quittent Wall Street, l'une après l'autre.


Il y a deux ans, Jason Jiang, 32 ans a fondé « Focus Media » spécialisé dans l'affichage des publicités, sur des écrans électroniques dans les ascenseurs et les halls d'entrée des bureaux. Aujourd'hui, il dit avoir quelques 35 000 écrans dans 52 villes chinoises. Focus Media va dépenser 3,5 milliards pour racheter ses actions afin de se retirer de Wall Street.


Un retrait de la bourse est une issue, pour les entreprises, afin d'éviter les coûts d'audit liés aux règlements américains sur les rapports financiers.


[Lawrence Leibowitz, Directeur des opérations de la Bourse de New York]:
« Certaines sociétés chinoises, cotées aux États-Unis, ont rencontré des problèmes. Elles n'appliquent pas les normes correctement. Certains scandales en ont dérivés, ce qui énerve un petit peu les investisseurs, en ce qui concerne les sociétés chinoises.»

L'année dernière, Muddy Waters Research, une entreprise financière, a accusé Focus Media d'exagérer le nombre de ses écrans. Focus Media a nié ces allégations et a déclaré que les auditeurs indépendants avaient confirmé l'ampleur de son réseau.


[Seth Merrin, Fondateur de Liquidnet]:
« Il y avait quelques fraudes massives impliquant des entreprises chinoises aux États-Unis et cela a affecté toutes les entreprises chinoises parce qu'une fois que vous découvrez qu'il n'y a pas qu'une fraude, mais plusieurs, vous commencez à vous soucier de l'ensemble du segment. »


Le statut des entreprises chinoises, aux États-Unis, pourrait être compliqué par un différend entre les régulateurs américains et chinois : les inspecteurs américains ne sont pas autorisés à examiner le travail d'aucun des cabinets d'audits qui se trouvent sur le sol chinois.


Washington voudrait que les auditeurs remettent les documents des entreprises qui sont sous enquête, mais les autorités chinoises interdisent la publication de certaines informations. Si un règlement n'est pas respecté, la Commission américaine des Opérations boursières (SEC) pourrait rejeter les audits effectués par des cabinets basés en Chine, en obligeant les entreprises à trouver de nouveaux auditeurs et en augmentant le coût d'être répertoriés aux États-Unis.


Nouvelles NTD, New York