L'assemblée nationale équatorienne condamne les menaces de la Grande-Bretagne 

2012-08-17 15:25

 

L'Assemblée nationale équatorienne a voté une résolution ce vendredi condamnant la Grande-Bretagne pour avoir prononcé des menaces d'assiéger son l'ambassade équatorienne de Londres où est réfugié le fondateur de Wikileaks Julian Assange.

Quelques heures après que Quito ait annoncé sa décision d'accorder l'asile à Julian Assange, la résolution a été votée à 73 voix contre et 7 abstentions.

Cette résolution de l'Assemblée nationale appelle la communauté internationale à condamner la mise en garde de la Grande-Bretagne ainsi que toute tentative de prendre d'assaut l'Ambassade.

[Fernando Cordero, Président, Assemblée nationale équatorienne]:
«Le moins que l'on puisse dire, c'est que le message n'était pas amical. C'était un message insolent, et je pense que si l'assemblée nationale réagit comme elle se doit face aux questions de l'état, le moins que l'on puisse faire, c'est rejeter cette attitude d'intimidation et de menace. Toute menace est inacceptable pour un état souverain.»

La Grande-Bretagne s'est dit déterminée à extrader Julian Assange vers la Suède, où il devra répondre des accusations de violences sexuelles. Julian Assange craint que la Suède ne le renvoie vers les États-Unis qui pourrait le condamner pour la publication de centaines de milliers de câbles diplomatiques confidentiels.

Ni la Grande-Bretagne ni la Suède n'ont assuré l'Équateur qu'elles ne renverraient pas l'Australien vers les États-Unis. Mais la loi européenne ne permet pas à ses états membres d'extrader un individu vers un pays où il pourrait être condamné à la peine de mort.

Londres a déclaré qu'elle ne laisserait pas Julian Assange s'enfuir hors du pays et menacé de supprimer le statut diplomatique de l'ambassade équatorienne.

Certains se demandent encore pourquoi l'état sud-américain se donne autant de mal pour protéger Julian Assange. Le président équatorien Rafael Correa est connu comme une menace permanente pour les journalistes et la liberté de la presse dans son pays.